Arapiles

Le Mount Arapiles, une montagne pour les grimpeurs située à quelques kilomètres du parc national des Grampians dans l’Etat du Victoria. C’est le royaume de l’escalade traditionnelle (sur protections mobiles) en Australie. Il y en a pour tous les niveaux, du grimpeur confirmé au débutant.
Vous n’avez jamais posé un coinceur de votre vie? Arapiles est parfait pour commencer car il y a une très grande variété de voies de tous niveaux.
Avant le voyage, nous n’avions qu’une expérience limitée de l’escalade en trad. Nous avons pu nous y mettre complétement pendant nos 5 jours à Arapiles. Nous avons pu progresser jusqu’à enchaîner une 22 et faire des grandes voies sur des relais suspendus sur coinceurs.
La réputation du site vient de son rocher de très bonne qualité ; du grès parmi les plus solides au monde. Une fois votre coinceur posé dans sa fissure, vous êtes sur qu’il tient.
Si Arapiles est un site de trad, on est loin de l’escalade de fissure comme on peut trouver à Indian Creek. Ici, le rocher se grimpe de face, comme on le fait la plupart du temps en Europe mais on se protège grâce aux nombreuses fissures que l’on peut trouver sur les falaises. Fissures, qui sont parfois verticales, parfois horizontales ou diagonales. On trouve de tout, il faut juste adapter la bonne taille de coinceurs ou de friends.

Matériel

Pour le matériel, nous avons utiliser un jeu de coinceurs, un jeu de friends complet, plus un double des friends 0.75, 0.5, 0.4 (mais deux jeux de friends n’aurait pas été du luxe) et des sangles. Nous avons acheté sur place des coinceurs asymétriques et quelques petits coinceurs en plus.

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Estelle monte chargée pour protéger la voie Cruxless Knickers,17.

Commodités

Le camping Pines où se trouvent tous les grimpeurs (certains y restent plusieurs mois) se trouvent à 2 minutes des premières falaises. Il ne faut bouger la voiture que pour remplir ses réserves d’eau à Natimuk, pour une douche (au caravan park de Natimuk ou à la piscine d’Horsham) pour faire les courses ou pour aller chercher du wifi à la bibliothèque d’Horsham.

 

 

Nous sommes resté seulement 5 jours au Mount Arapiles, mais nous aurions pu y resté encore plus longtemps si nous avions eu plus de temps. Mais il y a tellement de beaux sites à voir en Australie qu’il faut partager le temps pour profiter d’un peu de tout.

Cotations

Les Australiens utilisent une échelle de cotations des voies différentes qu’en Europe. Selon les sources, la converstions des difficultés n’est pas la même. Pour vous donner une idées des niveaux des voies dont nous parlons, nous vous mettons l’échelle de conversion que l’on trouve dans les topos australiens ici.

Attention pour les cotations basses (en dessous de 13) car elles sont très inhomogènes et peuvent contenir une grande variétés de difficulté. Par exemple, nous avons fait une 9 (se qui correspondrait à du 3 sur l’échelle française) qui était plus dur que certaines voies en 12 ou 13.

Pink point

Peut être vous connaissez ou vous avez entendu parler de l’enchaînement Red Point. A Arapiles, nous avons entendu parler de l’enchaînement Pink Point. Le principe? Lorsque l’on enchaîne une voie en posant la protection, on parle d’enchaînement Red Point. Lorsque l’on enchaîne une voie avec la protection déjà en place, on parle d’enchaînement Pink Point. Si on fait peu la différence sur des voies spitées, celle-ci devient importante pour le trad.
Si Michel a grimpé essentiellement en Red Point, Estelle a enchaîné trois voies en Red Point, quelques autres en Pink Point et le reste en second.

Nous sommes souvent descendu en rappel ou à pieds des voies même si elles ne faisaient qu’une longueur. Cela semble assez contraignant pour une seule longueur mais on s’y habitue vite. Pour enlever la protection, c’est plus pratique si le dernier grimpeur monte en second pour récupérer le matériel.

On peut facilement se déplacer sur tout le site d’Arapiles. Ainsi, nous avons parfois grimpé sur 3 secteurs différents dans la même journée.

Voici un aperçu de nos cinq jours à Arapiles

1er jour

Dès notre arrivé à Arapile, nous sommes allé au secteurs Organ Pipes. C’est le secteur le plus proche du camping. C’est donc un secteur où nous avons passé pas mal de temps. Nous y avons grimpé le premier jour, puis nous y sommes retourné parfois le soir après une séance de grimpe. Il y a beaucoup de voies faciles donc c’est une bonne falaise pour commencer. Elle a la réputation d’être envahie les weekend et pendant les vacances (le pire étant les vacances de Pâques). Cependant pendant tout notre séjour, il n’y a jamais eu foule sur tout le site d’Arapiles.

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Aperçu de Tannin, 19, une classique d’Organ Pipes et qui mérite sa réputation. Elle est soutenue sans avoir de pas vraiment méchants et les possibilités pour poser la protections sont nombreuses.

2ème jour

Le deuxième jour nous a permit de découvrir un peu plus du Mount Arapiles. Nous avons fait quatre secteurs en un jour.

Pour nous échauffer, nous avons été au secteur The Atridae pour faire Muldoon, une voie de 2 longueur en 13 et 12. La deuxième longueur de la voie est déversante et aérienne mais toujours sur de bons bacs et du beau rocher. C’est la meilleure voie que l’on a fait à Arapiles dans ce niveau.

Puis, Estelle a essayé Cruxless Knickers, 17, une voie sur petites réglettes bien protégeable avec des petits coinseurs grâce à une longue fissure verticale. Elle n’a pas enchaîné en posant les protections mais a réussi au second essai en Pink Point.

Ensuite nous sommes allé faire une grande classique, Pilot Error, 20 au secteur Pilot Error Cliff. Cette voie est la petite sœur de Kachoong dont nous parlons plus tard. Elle est moins aérienne, moins longue et moins bien que Kachoong. Pourtant une voie à faire. Les bacs pour sortir du toit sont génial mais le toit est dur pour les petits!

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Pilot Error

Le 3ème secteur que nous avons testé est Fang Butress. Situé sur la droite de Organ Pipes, ce secteur regroupe beaucoup de voies d’une longueur.

Nous avons fait Morfydd, 19, une classique et une ligne impressionnante : longue, raide et soutenue le long d’une fissure mais on est rarement obligé de coincer comme il y a beaucoup de prises. Malheureusement cette voie est un victime de son succès et elle est patinée.

Puis, nous avons fait Feral Chicken, 22. Le seul spit à cinq mètres environ protège le début et est fait pour utiliser le clipstick (longue branche au pied de la voie). Ensuite on y trouve de l’escalade sur un rocher compact et verticale avec des réglettes et des plats. C’était une bonne bataille pour Michel pour enchaîner la voie à vue en mettant toute la protection.

Nous avons fini la journée à The Plaque Area mais le secteur ne nous a pas convaincu. Comme il est très facilement accessible avec des voies faciles il est bien patiné.

3ème jour

Le 3ème jour nous avons fait des grandes voies. Nous avons commencé au secteur Tiger Wall qui est un incontournable pour les grandes voies à Arapiles.

Nous avons commencé la journée avec le lever du soleil pour profiter de la fraicheur du matin et pour être sûr qu’il n’y ai personne dans la voie que nous voulions faire : Resignation (15 max). Tout se fait sur protections mobiles dans cette voie variée de 4 longueurs. Ensuite, il est possible de rejoindre un chemin de descente mais nous avons continué sur deux longueurs de plus Ivan, 13 et Blockbuster 11. La première est courte, le long d’une fissure/dièdre. La deuxième est une longueur majeure, un dièdre long et homogène. Elle mène au sommet de Bluff Major. Après un rappel de l’autre côté du sommet, le reste de la descente se fait à pied.

 

Comme la journée n’était pas encore avancée, nous avons continué sur notre lancée avec une voie de trois longueurs : Eurydice (18 max) au secteur Bard Buttress. Une belle ligne qui suit une fissure évidente, soutenue, verticale et avec des terrasses parfaites pour installer les relais.

4ème jour

Le 4ème jour, nous sommes allé essayé une grande classique de Arapiles : Kachoong.

Kachoong, 21 est une des voies les plus photographiée du monde. En effet, juste à côté de la voie se trouve une terrasse : the Photographer Ledge qui offre un angle de vue parfait sur le toit de Kachoong. Ainsi, vous pouvez facilement trouver des photos de cette voie sur internet, car n’étant que nous deux sur le secteur, nous n’avons pas de photos de nous.

L’escalade passe dans un toit de plusieurs mètres avec de bonnes prises et des possibilités de crochetages talons. L’escalade est aérienne et donc pas facile pour le mental de se lancer dans le toit en étant protégé que par les coinceurs. Pour se rassurer Michel a pu en placé plusieurs au début du toit. Après le toit, la voie finie sur un mur vertical de 10 mètres d’escalade facile mais super fun. Les protections doivent être enlevées en moulinette et comme nous voulions tous les deux faire la voie en tête (Michel en Red Point et Estelle en Pink Point), nous l’avons grimper plusieurs fois mais c’était toujours un plaisir de refaire les pas.

Sur la droite de Kachoong, il y a plusieurs voies moins caractéristiques mais aussi jolies, plus verticales et dans des fissures. Estelle a enchaîné plusieurs voies sur ce secteur : Moritz, 9 et Max, 10, en Red Point et : Hurts, 18, en Pink Point.

5ème jour

Après 4 jours de grimpe non-stop nous commencions à être un peu fatigué. En plus, la météo annonçait 30°C dans l’après midi. Nous voulions faire une petite journée et commencer tôt, lorsque les températures sont encore correctes.

Nous sommes allé au secteur Right Watchtower face, un autre secteur réputé pour les grandes voies. Nous avons fait Skink (18 max), une voie qui nous a été recommandée et qui, en effet, était magnifique. La grande traversée aérienne qui mène à un relais suspendu sur coinceurs rajoute du cachet à la voie.

 

Comme nous avons commencé la voie assez tôt avec les premiers rayons de soleil, nous étions de retour au sol après les rappels à 10:15 heures et il restait du temps pour une deuxième voie. Nous avons choisi une voie un peu moins dur techniquement mais plus dur à protéger et donc un challenge mental à grimper en tête : Brolga (16 max), une voie en dalle. Celle-ci nous a pourtant beaucoup plu et cela nous a permit de changer de style par rapport aux fissures, dièdres et piliers.

Après ces 5 jours, nous pensions faire une pause en allant dans les Grampians pour randonner et éventuellement faire un peu d’escalade. Mais nous avons eu un gros coup de coeur pour les Grampians qui fait que nous ne sommes jamais revenu à Arapiles. Il y a donc de nombreux projets qui nous y attendent pour un futur voyage.

Pour plus d’informations sur les autres sites d’escalade incontournables en Australie, regardez ici.

Si vous avez des questions ou des remarques sur l’escalade à Arapiles, n’hésitez pas à nous en faire part dans les commentaires.

 

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