Zinalrothorn

Pour diverses raisons, nous n’avons pas beaucoup grimpé en falaise cette année, mais par chance les conditions ont été très bonnes pour la neige cet hiver. Nous nous sommes donc plutôt concentrés sur le ski pendant cette période de l’année. Ce qui a permit (surtout pour moi) d’améliorer ma condition physique. Pour profiter de cette condition physique et pour ne pas avoir à faire des voies trop dures en escalade, nous nous sommes dirigés vers les courses d’arêtes et pourquoi pas les courses d’arêtes en haute altitude. C’est ainsi, que nous nous sommes retrouvés un samedi matin de la fin du mois d’août, à prendre la route du Valais pour nous rendre à Zinal.

L’objectif du weekend était l’arête Nord du Zinalrothorn en partant du refuge Grand Mountet.

Le premier jour, nous avons fait la montée au refuge. C’est une randonnée d’environ 4h et de 1200 mètres de dénivelé. Ce ne sont pas encore les difficultés mais c’est quand même un peu long.

Le soir, le refuge est plein. En parlant, avec les autres personnes qui dorment ici, on se rend compte que certains sont déjà un peu stressés car beaucoup de cordées monteront le lendemain sur l’arête nord du Zinalrothorn. Le problème sur une arête, c’est que c’est étroit et que si pour diverses raisons une cordée n’avance pas assez vite cela peut créer des bouchons. Et ce qu’on entend sur le temps de montée des cordées sur le Zinalrothorn est assez variable. Les topos proposent 4 à 5h de montée, mais lorsqu’on c’est renseigné sur la voie, sur internet, beaucoup de personnes ont écrit comme commentaires que ce temps était difficile à tenir.

Le petit-déjeuner est prévu pour 3h. On est parti s’allonger un peu après le repas du soir pour essayer de faire une petite nuit. Mais ça n’a pas était notre plus grand succès du weekend. Il y a eu pas mal de bruit, notamment de personnes qui se sont réveillées dans la nuit pour aller aux toilettes. Quand le réveil a sonné à 2h45, j’étais tellement contente qu’il mette fin à cette horrible nuit que j’ai littéralement sauté du lit et 10 secondes plus tard je descendais les escaliers vers la salle à manger du refuge pour prendre le petit déjeuner.

Un peu plus tard, on commençait la montée dans la moraine à la lueur des étoiles et des frontales. Le chemin dans la moraine est plutôt bien cairné et mène sur le glacier du Mountet. On chausse alors les crampons pour traverser le glacier et atteindre l’arête Blanc  entre le Blanc de Moming et l’arête nord du Zinalrothorn. On commence alors à monter sur l’arête Blanc. Ce passage est assez impressionnant car très  étroit. C’est  assez exposé, et même si ce n’est pas difficile techniquement, il demande beaucoup de concentration. Environ 300 mètres plus tard, la neige laisse place aux rocher, un peu avant l’épaule. Comme nous sommes fin août et qu’il a fait très chaud, l’arête était complétement sèche et nous avons enlever les crampons pour toute la suite de la course. Cela facilite pas mal l’escalade car il est beaucoup aisé de grimper sur le rocher sans les crampons sur les chaussures de montagnes.

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Vue de l’arête sur  le Cervin (à gauche), l’Obergabelhorn (à l’ombre avec la grande pente en neige) juste devant la dent d’Hérens (au second plan, au soleil) et la Dent Blanche (à droite)

Au début de l’arête rocheuse, on doit remonter jusqu’à l’épaule. Le chemin passe logiquement entre les rochers. L’arête devient ensuite plus raide et arrivent alors les difficultés en rocher.

Après le premier gendarme, qui peut se contourner par la droite (spits), le premier passage clé est le rasoir, une belle lame verticale qui représente un premier passage aérien (côté III). C’est surement le passage le plus dur pour le mental. Ensuite arrive le sphinx, un énorme gendarme que l’on contourne par la droite et qui mène à une traversée sur une taillante appelée la Bourrique. Enfin, il reste la bosse à grimper, un mur de plusieurs longueurs et bien structuré, côté III.

La poursuite de l’arête jusqu’au sommet continue ensuite tranquillement. Le granit est, tout le long, de la course solide et compact. Nous avons réussi à grimper toute l’arête efficacement en corde tendue, en montant et en descendant, sans être obligé de faire des rappels. Finalement, nous sommes arrivé au sommet en 4h15, notamment parce qu’on a pu aller assez vite sur la partie rocheuse.

Au sommet, la vue était complétement dégagée, nous offrant un panorama grandiose sur la couronne impériale et d’autres 4000 du Valais.

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Au sommet du Zinalrothorn

Nous sommes descendus par le même chemin que pour l’aller. Il est aussi possible de faire la traversée et de redescendre par l’arête Sud-Ouest vers Zermatt. Mais l’arête Nord est très belle donc cela ne nous a pas dérangé de la faire dans l’autre sens et cela nous a en fait beaucoup plu de refaire une deuxième fois le rasoir.

La descente c’est bien passée mais est très longue. Si l’aller-retour sur l’arête nous à déjà fatigué, la descente du refuge au parking a fini par nous achever.

Itinéraire de l’arête Nord du Zinalrothorn. Carte de gauche provenant de map.geo.admin.ch

2 commentaires sur “Zinalrothorn

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